Fernand JACOPOZZI et le temple d’Angkor

A l’exposition coloniale de 1931 dans le bois de Vincennes

En 1931, Fernand Jacopozzi ne se doutait pas qu’il lui restait qu’un an à vivre. Dans la foulée de ses succès de mise en lumière des monuments de Paris, à 53 ans, on lui confit l’éclairage de plusieurs pavillons et fontaines de l’exposition coloniale et le clou de cette manifestation, la mise en lumière de la réplique à l’échelle 1 du temple d’Angkor, réalisé en grande partie en plâtre, chanvre et ciment . Sa longueur de 250m sur 55m de large ( une prouesse technique) qui sitôt les portes de l’exposition fermées, sera livré aux intempéries et fondra rapidement sous les pluies. En six mois l’exposition accueillera 33 490 000 visiteurs!

Le temple d’Angkor est magnifiquement mis en relief le soir par les éclairages de Jacopozzi. Les 5 tours surplombant le monument sont éclairées par 32 projecteurs de 1000 watts Les façades des cours intérieures sont éclairées par 80 projecteurs de 1000 watts, les façades extérieures par 30 projecteurs dont 16 de grande ouverture.

Sur les toits ont a placé 4 grands projecteurs à arcs de 150 ampères chacun, formant 4 faisceaux très concentrés en forme d’éventail; ces appareils sont alimentés en courant continu par une commutatrice.

Les projecteurs sont dissimulés dans la journée par de grandes trappes. Ils donnent par l’interposition de filtres, des colorations vertes, blanches, rouges et jaunes d’un effet superbe. La puissance totale installée est de 142 kilowatts, les lampes sont des incandescentes.